vendredi 22 juin 2007

Petites bêtes# 1: Une grande histoire d'amour

Cas pratique:
Hier c'était la fête de la musique vous vous êtes promenée dans les rues de Paris, résultat en rentrant vous vous êtes aperçue qu'une horde de moustiques sanguinaires vous avez mangé les chevilles. Ca gratte, ça gratte, ça gratte.

Analyse:
Ce n'est pas pour rien que vous avez été identifiée au sein de votre famille comme le meilleur antimoustique sur le marché, qu'il y en ai un, deux, ou cinquante c'est pour vous. La littérature scientifique sur laquelle vous vous êtes longuement penchée parle de température corporelle, odeur, composition sanguine....
La chose dont vous pouvez, en tout cas, être certaine c'est que vous avez aidé à la naissance de générations et générations de petits suceurs de sang.

Remèdes préconisés:
Soyons clairs il existe apparemment un nombre impressionnant de "remèdes".... la question étant: Voulez vous des contraintes attachées à ces traitements ou préférez vous ressembler à un lépreuse qui montre ses premiers symptômes?
Les traitements vous feront sentir mauvais, ou empesteront votre maison, se révèleront toxiques et mutagènes pour tout être vivant, rendront votre peau poisseuse et votre front luisant..... il faudra les utiliser tout l'été et peut être même toute l'année si vous voulez répondre aux attaques des moustiques du métro qui ont l'excellente idée de survivre presque toute l'année.
Il semble relativement clair que les traitements ne sont une bonne option qu'en situation de crise aigue telle qu'une nuit fenêtre ouverte au bord d'un marécage.
Pour le reste du temps dites vous que vous aidez certainement au maintien de la biodiversité, les moustiques doivent bien servir à quelques choses eux aussi. Ils doivent permettre la survie des chauves souris et des hirondelles ou quelque chose de ce genre.... et surtout développez une technique pour vous gratter consciencieusement sans vous blesser.

Bande originale:
I put a spell on you!
Et toutes les voix qui vous irritent Blonde Redhead, Rapture.....

lundi 18 juin 2007

Les chansons d'amour et Death proof

Pluie + un lapin = deux films dans la journée de dimanche

Il y a des jours où je réalise que je suis une sacrée veinarde, je vis à une époque et dans une ville qui me permettent de m'amuser et me cultiver sur un coup de tête.

Dimanche a Paris c'était le fête à la grenouille, le ciel était bas uniformément gris claire et la pluie soutenue. Que faire de ma carcasse alors que les amis sont en train de s'entrainer pour leur prochain cours de tricot ou pire encore profiter du dimanche pour passer du temps avec leur tendre moitié (les traitres)....

Je suis allée voir "Les Chansons d'amour" et "Death proof". Deux films très différents que j'ai aimé parce que je suis une fille suprêmement éclectique (sauf en matière de musique peut être).

"Les chansons d'amour" parisien, délicat et triste a fait battre mon petit coeur au rythme de ses chansons qui se mêlent parfaitement au récit et du jeux impeccable de ses acteurs. Ce film parle beaucoup de Paris aussi on y reconnait les lieux que l'on aime et l'on se prend à penser que notre ville était le seul écrin susceptible de recevoir ces chansons d'amour. J'ai accompagné ce film, en bobo qui s'assume, d'un coca aux légumes (feuilleté nord africain) et d'un cornet à la pistache le tout acheté à coté de chez moi à la Bague de Kenza.

"Death proof" trash, bavard et palpitant m'a fait rire aux éclats, arracher les accoudoir de mon siège et à remonté mon girl power à son plus au niveau. Il est fascinant qu'un film qui reprends un nombre incalculable de clichés machos soit un tel manifeste pour l'indépendance des femmes vis à vis des hommes. La moral de l'histoire est, tout de même, que celles, qui s'en sortent, sont aussi celles qui réussissent à ce ternir debout toutes seules comme des grandes. Les autres ne sont que du gibier. Pour accompagner cette débauche de sensations un menu Best Of Big Mac parce que ce repas c'est imposé dans mon esprit au court de la projection et parfois il faut suivre ses intuitions (résultat je me suis retrouvée avec le menu sur l'estomac jusqu'au coucher mais je ne regrette rien c'était une question d'esthétique et sur le moment c'était parfait).